Un simple test respiratoire pour déceler une dysbiose intestinale

L’intestin grêle est un élément fondamental de notre santé. Lorsque l’absorption des sucres est correcte, il reste peu de sucre en fin d’intestin et donc très peu dans le côlon. Les bactéries n’ont alors presque rien à fermenter : elles produisent peu de gaz, peu d’alcool et peu d’acides gras.

En revanche, si les sucres sont mal absorbés, il persiste de nombreux résidus. Cela favorise une pullulation bactérienne (dysbiose intestinale) avec production excessive de gaz et de graisses.

Ces gaz sont mesurables très simplement : environ 60 % d’entre eux traversent la paroi intestinale, passent dans le sang puis sont éliminés naturellement par les poumons. C’est le cas notamment de l’hydrogène, mais aussi du méthane, des acétates, des éthyl- ou méthylacétates, qui peuvent être détectés dans l’air expiré.

En pratique, il existe trois entérotypes et seulement 3.

C’est toujours extrêmement surprenant de constater que la vie semble compatible avec trois grands ensembles de bactéries. Les autres profils apparaissent plus agressifs ou moins stables.

Cet équilibre du microbiote s’établit dès les premières années de la vie. Il devient, dans la majorité des cas, relativement stable. Nous sommes dans un équilibre qu’il faut apprendre à respecter plutôt que vouloir modifier à tout prix.

Chaque entérotype a ses avantages et ses inconvénients. Il faut l’accepter. Lorsqu’il existe une dysbiose intestinale, l’objectif est simplement de rééquilibrer en douceur.

Ces bactéries créent des échanges extrêmement riches avec nous, mais aussi entre elles.

Il existe trois grands types :

  • un type hydrogène, considéré comme une bonne flore, mais qui ne doit pas être en excès ;

  • une flore éthyl- ou méthylacétate ;

  • une flore méthane.

La nécessité de mesurer les gaz est essentielle : puisqu’il existe trois entérotypes, avant tout traitement vous devez savoir à quel entérotype vous appartenez.

Dans le cas d’un excès d’hydrogène, l’usage inadapté d’un probiotique peut être inutile, voire aggraver la production d’hydrogène et majorer les ballonnements. Un bon thérapeute, ou un patient attentif, exigera toujours une mesure préalable. C’est du simple bon sens.

Ces trois grandes classes bactériennes consomment les sucres, produisent de l’hydrogène, qui peut ensuite être utilisé par une autre classe pour produire de l’acétate. Cet acétate peut être transformé en lactates, puis les lactates ou les acétates peuvent servir à produire des butyrates. Le microbiote intestinal fonctionne donc comme une chaîne métabolique organisée.

En pratique, on peut concevoir ces microbiotes comme un empilement d’assiettes :

  • un premier étage produit des lactates ;

  • un deuxième les consomme ;

  • un dernier peut devenir plus agressif, consommer les autres composés et produire des résidus parfois associés aux douleurs ou à certaines pathologies.

Si l’on prend l’exemple de la flore buccale et de la plaque dentaire, on observe également des strates, des couches successives : une couche qui ne provoque pas de caries, une autre pouvant être associée à des déséquilibres cutanés ou conjonctifs, puis, plus on se rapproche de la superficie de la zone bactérienne, plus on peut retrouver des bactéries agressives impliquées dans les gingivites, certaines maladies auto-immunes ou des tumeurs comme Fusobacterium.

On observe ainsi un monde bactérien structuré en strates, organisé et interdépendant.

Ce monde bactérien peut être classé en trois grands pôles d’entérotypes :

– un pôle producteur d’hydrogène : les Bacteroidetes ;
– un pôle producteur de méthane, avec les Ruminococcus ;
– le pôle dominé par les Prevotella.

Bien sûr, Prevotella n’est pas la seule bactérie de ce groupe. Elle est associée à de nombreuses autres bactéries comme Helicobacter, Akkermansia ou Desulfovibrio. Ce groupe est souvent considéré comme plus agressif lorsqu’il devient prédominant.

Depuis 2011, les études scientifiques, quelle que soit la technique utilisée, y compris les plus récentes et les plus perfectionnées, convergent vers l’existence de trois entérotypes principaux.

Chez un individu, l’un de ces entérotypes est généralement prédominant.
Les exceptions concernent souvent les grands sportifs, qui présentent en général un microbiote extrêmement riche et diversifié. Pour atteindre un haut niveau de performance, une flore capable d’exploiter toutes les ressources est un atout. On peut prendre l’exemple du champion cycliste, à la fois endurant et puissant, bénéficiant d’une flore productrice d’hydrogène mais aussi d’une flore capable de produire des acétates, voire du méthane : une flore particulièrement riche.

En revanche, lorsque la flore dominée par Prevotella devient majoritaire, elle peut être associée à des déséquilibres tissulaires. Elle est souvent retrouvée aux côtés de Helicobacter, bactérie impliquée dans les ulcères gastriques. Cette flore peut également être observée plus fréquemment chez des personnes souffrant d’eczéma, de psoriasis, d’acné, de caries, de colites hémorragiques, ou présentant une baisse de l’immunité favorisant les infections virales récurrentes ou les parasites.

On observe, dans les grandes pathologies, des différences de microbiote. L’exemple de la maladie de Crohn illustre une situation où la flore est souvent très appauvrie. Ce profil peut se rapprocher de celui observé dans certains syndromes métaboliques, notamment en cas de surpoids important.

En effet, la flore intestinale influence les phénomènes de destruction et de reconstruction des tissus. Elle peut favoriser certains terrains pathologiques. Par exemple, les flores acides, associées à des excès de viande, d’acides aminés ou de graisses saturées, sont corrélées à un risque accru de pathologies coliques, notamment le cancer du côlon. À l’inverse, une flore productrice d’hydrogène, associée à des acides gras insaturés et à un bon équilibre des sels biliaires, semble plus protectrice du côlon.

Ainsi, la flore joue un rôle déterminant dans le terrain sur lequel certaines pathologies peuvent se développer.

Si l’on établit la synthèse des tests respiratoires, on observe qu’une proportion importante de patients présente une hyperproduction d’hydrogène, environ un tiers après la prise de fructose.

La seconde flore fréquemment rencontrée est une flore riche en éthylacétate, correspondant à une fermentation acide située dès la partie haute de l’intestin, au niveau du duodénum et de l’intestin grêle.

La flore colique méthane est plus rarement représentée, concernant environ 16 % des patients.

3 grands types de microbiote :

Le 1er type hydrogène est de survenue après le lactose et le fructose, il va occasionner des douleurs et des ballonnement 2h après un repas copieux contenant des sucres rapides. Le 2ème type de fermentation est une fermentation stable, permanente, avec très souvent une grande production de graisses, favorisant la constipation, la dépression et les reflux gastroesophagiens. La dernière flore la troisième est la flore avec éthyl- ou méthylacétate associée au Candida albicans et qui va occasionner plutôt des atrophies de muqueuses et des atteintes du système nerveux autonome, du grand nerf vague dont nous avons parlé

Les conséquences sont terribles : la dysbiose expliquerait 90 % des pathologies actuelles en particulier le syndrome métabolique, le surpoids, l’hypertension, le diabète, le risque cardiovasculaire mais aussi : les malabsorptions, la fatigue, les carences et enfin les grandes pathologies inflammatoires chroniques, la maladie auto-immune, l’atteinte de la muqueuse buccale, la maladie parodontale, la dépression, l’anxiété, la neurodégénérescence et les baisses immunitaires avec infection virale chronique, voire le cancer.

Les dysbioses pourraient expliquer 90% des pathologies et pas des moindres nous avons ici le mot cancer nous avons ici le syndrome métabolique avec le risque d’infarctus d’hémiplégie les maladies auto-immunes sclérose en plaques polyarthrite dépression donc des pathologies extrêmement sévères. la maîtrise de notre biote à des fins préventives s’impose, il est fondamental de maîtriser la dysbiose digestive.

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Marie-Laure Nageleisen
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